Luanda, capitale des extrêmes

Une ville en pleine expansion

Le pays des pauvres et des très riches

Luanda est une des villes les plus chères du monde, plus que Tokyo, Moscou, Londres ou New York. Les loyers peuvent dépasser les 25 000 dollars dans le centre ville, une nuit d'hôtel dépasse facilement les 200 dollars pour une chambre simple et même la pizza atteint un prix de vente de 50 dollars. L'économie du pays est basé sur l'exploitation du pétrole et des ressources minières pour lesquels l'expertise de cadres expatriés est sollicitée.

La ville essaye d'endiguer l'excès de population,de voiture et de pollution engendrée par un développement subit et non maitrisé. Un parfum de modernité s'installe au Sud où une nouvelle ville est née avec de grands boulevards et de nouvelles résidences. Pour l'instant encore, cependant, la ville se caractérise par ses embouteillages monstres, ses chantiers, ses grues, ses odeurs d'essence, de ciment, de vendeurs à la sauvette...

Le pays est classé 146e sur 182 pays pour l'indice de développement humain. L'espérance de vie moyenne est de 48 ans; la moitié de la population n'a pas accès à l'eau et 54,3% vivent en dessous du seuil de pauvreté. Pourtant,en 2003, un an après la fin de la guerre civile, 70% des Angolais vivaient avec moins d'un dollar par jour montrant la nette progression qui s'opère dans le pays.

L'écart entre riches et pauvres est évident partout mais surtout à Luanda, où les mendiants côtoient les gratte-ciels moderne du centre ville, les restaurants luxueux du bord de mer et où tout et tous le monde cherche à négocier pour survivre et/ou moins s'assurer le seul repas de la journée.La ville grouille de petits vendeurs et de petits emplois à la sauvette comme par exemple celui de garer et surveiller les voitures de luxe des plus nantis. Les gens luttent pour survivre, et de nombreux enfants sont obligés de travailler.

La quasi-totalité de la population angolaise vit dans les périphéries de Luanda dans des ghettos ou baraquements dépourvus d'infrastructure de base. En langue locale (Kimbundo), ces lieux se nomment "musseque", ils sont plus ou moins dépourvu d'électricité, de routes et bien sûr les conditions d'hygiène sont difficiles exposant à des épidémies comme celle de choléra. En fait, il suffit de quitter le centre-ville des gratte-ciels pour que le paysage devienne un "musseque" interminable.